A son origine, le surf se pratiquait avec des planches taillées dans des troncs d’arbres. Nous sommes bien loin des planches de surf actuelles en polyuréthane et résine de polyester… et pourtant…
 

Le surf est né au 15ème siècle en Polynésie et plus particulièrement à Hawaii où il se pratiquait avec des planches, qu’ils appelaient alaias, taillées d’une seule pièce dans le bois de Koa. Depuis, la technologie et la pratique du surf ont évolué et les planches aussi. C’est l’australien Tom Weneger qui est retourné aux sources et a remis l’alaia au goût du jour.

Pourquoi ce retour en arrière me direz-vous ?
Il y a d’un côté un nouveau challenge physique car l’alaia est une planche très difficile à surfer et à maîtriser. Mais c’est aussi une planche qui va très vite, qui procure des nouvelles sensations de glisse, et permet de faire des nouvelles manœuvres.
 


 

D’autre part, il y a l’aspect écologique. En effet, la fabrication d’une alaia est beaucoup plus respectueuse de l’environnement en comparaison avec une planche de surf « classique » en mousse polyuréthane et résine polyester. L’alaia est simple, peu coûteuse, recyclable et biodégradable. C’est la planche la plus écolo du marché. Elle s’inscrit dans l’actualité de l’industrie de la glisse qui cherche à développer des produits moins polluants. Et pour aller encore plus loin dans cette démarche, Fred Compagnon, le surfeur touche à tout de Capbreton , a récupéré du bois de la tempête Klaus pour fabriquer ses propres alaias aux formes et dimensions différentes pour avoir toujours plus de sensations.

En fin de vie, l’alaia qui est entièrement biodégradable car uniquement fait de bois, s’en retourne d’où elle vient, sans laisser pour trace que des sessions magiques.
 

Ecrit par Sacha Heit (09/12/2010 - CDT des Landes)