Parcours découverte à Misson

Misson est un petit village qui s’étend sur 14,7 kilomètres. Il est situé à 90 mètres d’altitude et compte environ 800 habitants. Il est traversé par le ruisseau de Leplace, le ruisseau du Grand Arrigan et le ruisseau de Yats.
Misson est jumelé avec la commune d’Arnac dans le Cantal.
En 1641, Misson appartenait à la prévôté royale de Dax, qui acheta à Louis XII certains droits domaniaux.
Il y a cinquante ans, Misson comptait des sabotiers de renom ainsi que des gemmeurs. Aujourd’hui ces métiers ont disparu mais ils réapparaissent dans quelques expositions artisanales. De nos jours, l’identité du village reflète une longue histoire.


  • Environnement : Autour de l'eau (canal, cours d'eau, lac, marais, ...), Forêt
  • Thèmes : Nature (faune, flore)
  • Types : Pédestre

Profil

  • Balisage : Vert
  • Commune de départ : MISSON
  • Commune d'arrivée : MISSON
  • Distance : 6 km
  • Durée itinérance : 2h
  • Type d'itinéraire : Boucle
  • Type d'itinéraire :à pied
  • Difficulté :Moyenne
  • Durée :2h
Étapes
Etape 1 - Musée et four à pain

Départ de la place de la mairie. Le musée : au début des années 1980, un bâtiment que l'on nomme "Musée" a été construit par des bénévoles afin de préserver des outils anciens, signe de richesse patrimoniale. Le four à pain : historiquement, dans les métairies de Misson comme ailleurs, trônait un four. Allumé une ou deux fois par semaine, il servait à cuire le pain, des gâteaux... Puis, avec le "progrès", les fours se sont éteints, ont été détruits ou oubliés. Nostalgique, le plus célèbre forgeron missonnais, Jacques Pouypoudat, a entrepris la construction d'un four de l'époque. Avec l'aide de ses comparses et après 6 mois d'étude, de tests de chauffe et de recettes, il a inauguré son oeuvre le jour de la Batère en juillet 2016. Soucieux de partager ce goût retrouvé, il a fait don de ce four à la commune de Misson, pour le plus grand bonheur des petits et grands. Jacques et ses amis Didier Cazaux et Jacques Dulon ont ensuite agrémenté l'édifice d'une cheminée et d'un toit.

Etape 2 - La Batère

En 1979 est née la première Batère sur une idée de reproduire le battage du blé tel qu'il se faisait autrefois et d'évoquer des aspects de la vie rurale, avant le milieu du XXème siècle et de l'évolution de la mécanisation dans le monde agricole de l'ouest de la Chalosse. Chaque année au cours du troisième week-end du mois de juillet, les bénévoles de l'association Batère proposent de revivre cette époque. Le samedi et le dimanche, deux locomotives à vapeur entièrement rénovées, actionnent deux énormes batteuses des années 1930, afin de séparer les grains des épis. Le bruit, les bonnes odeurs de paille de blé accompagnent le travail des acteurs autour des machines. Ces odeurs se mêlent au parfum du pain cuit sur place dans le four traditionnel. La Batère, c'est aussi l'exposition d'outils agricoles et la mise en route des tracteurs et de moteurs très anciens, tous en état de marche. Tout au long du week-end, l'accueil est assuré par des bénévoles dans une ambiance conviviale et des repas gastronomiques sont servis.

Etape 3 - La tourbière

La tourbière est une zone humide caractérisée par l'accumulation de restes de végétaux dans de l'eau acide : la tourbe. Elle favorise le développement d'une végétation très particulière adaptée à la faible disponibilité en éléments nutritifs : plantes de petites tailles (sphaignes et autres mousses), "éponges" à la base de la tourbière. La lande humide, caractérisée par les bruyères et la molinie, est l'habitat d'une espèce particulière et protégée de papillon : le fadet des laîches. Comme toutes les zones humides, la tourbière joue un rôle important dans le stockage et la filtration de l'eau ainsi que dans la régulation de son flux. Ces conditions naturelles empêchant la dégradation de la matière organique bloquent les processus de recyclage habituellement à l'oeuvre : c'est pour cette raison que la tourbière est un "puits de carbone".

Etape 4 - Le moulin de Larras

Mis en service au XVème ou XVIème siècle, le moulin de Larras avait pour propriété de pouvoir moudre toute l'année. La Banère (retenue d'eau) était alimentée par le ruisseau venant du marais de Misson et deux meules fonctionnaient : l'une pour le maïs et l'autre pour le blé. Il fut le dernier à fonctionner vers 1950. Abandonné jusqu'en 1992, il est ensuite racheté et restauré par Jean-Jacques et Christine Dussaut qui lui redonnent son état d'origine en prenant soin de conserver toute l'authenticité du lieu dans les moindres détails. Le moulin de Larras peut se visiter avec un ambassadeur de pays, habitant passionné par l'histoire et le patrimoine local. Il sera ravi de vous accueillir et de vous faire découvrir le territoire.

Etape 5 - L'église et le monument aux morts

L'église : il y a presque mille ans, l'église romane Saint-Jean-Baptiste se situait à proximité de la motte de Casteigt, à l'emplacement de l'actuelle maison Capran, près du passage à niveau. Un nouveau lieu de culte a été construit en 1773 et reconstruit en 1897-1898 à l'emplacement actuel. Le monument aux morts : un groupe de travail composé d'historiens, de représentants de l'Office National des Anciens Combattants, des Archives Départementales, des Services territoriaux de l'architecture et du patrimoine et des sociétés savantes locale a effectué une sélection des monuments les plus intéressants d'un point de vue de l'histoire ou de l'histoire de l'art. Cette sélection, qui comprend une quarantaine de monuments, inclut désormais le monument aux morts de Misson en vue de sa protection au titre des monuments historiques par sa spécificité d'inscriptions des différents champs de batailles de la guerre de 14/18 dont la bataille de Craonne. Un périmètre de protection adapté a été défini avec l'architecte des Bâtiments de France. Retour à la place de la mairie et fin de boucle.

Situation